Cher esprit,
Je dois admettre que votre dernière visite m'a véritablement touchée, j'en suis restée émue. Je déborde de joie depuis que j'ai su ma totale liberté de me confier à vous, et de vous faire part de toutes mes pensées. Et bien c'est ce que je compte faire.
Vous étiez bien au courant de mes peurs et doutes dernièrement, sinon vous ne seriez jamais venu. Vous devez savoir que votre absence pèse beaucoup et semble devenir insupportable. Car en ces temps, j'ai du mal à me repérer dans ce monde, et encore plus à répondre aux questions qui ne cessent de troubler ma quiétude. Des questions que je n'ose affronter. Pourquoi est ce que j'existe ? Que veut-on de moi ? Quel travail devrai-je accomplir ? Suis-je sur le bon chemin ? ...
Ce chagrin empreintant les couleurs de saisons me tue, et le funèbre remède de mes obsessions ne semble être qu'un mensonge. Et voilà que je me trouve sans compagnie, l'éternelle joie m'a trahie, et le jardin où j'ai enterré mes tendres souvenirs n'existe plus !
Ma lanterne ne sera éclaircie que par vos réponses. J'attends votre prochaine visite avec impatience. D'ici là, je chemine toute seule, je mets fin à l'ennui, je souffre l'agoni, je me meurs !
Le jeune fille pleurant sa vie !